Guide de l'accouchement : quand partir à la maternité et que prévoir
Manuel FernándezAprès environ 9 mois de grossesse, un jour très attendu approche : l’accouchement. Et tout comme la grossesse, chaque accouchement est différent et n'a aucune raison d'être similaire aux précédents, ni à celui de vos proches ou amies. C'est un moment important qui suscite de nombreuses interrogations. C'est pourquoi les sages-femmes de Happymami ont créé cet article spécial pour vous, le guide de l'accouchement : quand aller à la maternité.
Signes et symptômes de l'accouchement : quand aller à la maternité et que faire
Avant la date probable de l'accouchement, environ deux semaines auparavant, une série de signes et symptômes précurseurs apparaîtront. Cette étape est appelée prodromes de l'accouchement, et sa durée ainsi que son intensité peuvent varier d'une femme enceinte à l'autre.
Signes et symptômes prodromiques de l'accouchement
Pour commencer, il est possible que votre bébé descende dans le canal pelvi-génital, ce qui abaissera votre abdomen. Grâce à cela, vous pourriez ressentir une digestion moins lourde et une diminution des brûlures d'estomac si vous en aviez. Cependant, votre vessie sera plus compressée, vous irez donc uriner plus fréquemment et en plus petite quantité. Avec cette descente, la tête de votre bébé s'engage dans le bassin et les mouvements de votre bébé peuvent diminuer. Vous pourriez remarquer davantage de maux de dos et voir apparaître d'autres symptômes généraux comme des flatulences, de l'agitation, une certaine inquiétude, des maux de tête et des vomissements.
Si vous n'avez pas encore eu de contractions, elles apparaîtront, surtout en fin de journée et la nuit. Leur sensation ressemble à des contractions musculaires ou des picotements dans le bas de l'abdomen. Elles ne sont pas rythmiques et disparaissent ou diminuent généralement avec le repos. Contrairement aux contractions de travail, ces contractions ne provoquent pas de dilatation, mais elles préparent le col de l'utérus pour le moment de l'accouchement en l'assouplissant. Il est possible qu'avec l'amincissement du col de l'utérus, vous expulsiez le bouchon muqueux. Vous le reconnaîtrez car il est généralement épais, plus ou moins sombre, voire sanguinolent, mais tout cela est normal.
À ce stade, la poche des eaux peut se rompre, même en l'absence de contractions. Cette rupture de la poche ne représente, en principe, aucun risque pour votre bébé, à condition que la grossesse soit à terme. Cependant, cela peut constituer un risque d'infection pour la mère. Si cela arrive, rendez-vous à la maternité. Gardez à l'esprit qu'on vous posera des questions importantes : l'heure de la rupture de la poche, la quantité de liquide expulsé et sa couleur. Ils décideront ensuite du meilleur traitement pour votre situation.
Que faut-il emporter à la maternité pour l'accouchement ?
Actuellement, en Espagne, tous les centres publics disposent généralement de tout le nécessaire pour la maman et le bébé durant votre séjour. Mais comme chaque cas est différent, que nous avons des besoins variés et que cela peut changer d'un établissement à l'autre, il ne serait pas inutile d'emporter une trousse pour vous et votre bébé. De plus, si vous accouchez dans une clinique privée, vous devrez apporter vos propres affaires, tant pour les vêtements que pour la toilette.
Le contenu de cette trousse sera personnel et vous devrez le préparer bien avant la date de l'accouchement, car une fois le moment venu de partir à la maternité, ce ne sera pas le meilleur moment pour la préparer. Dans tous les cas, n'apportez aucun bijou, piercing ni vernis à ongles.
Trousse pour la maman
Une trousse avec des articles de toilette, des culottes jetables, des chaussons, une robe de chambre et une paire de chemises de nuit (s'ouvrant par devant pour faciliter l'allaitement).
Trousse pour le bébé
- Les vêtements peuvent varier selon la période de l'année à laquelle a lieu l'accouchement. Il est préférable d'utiliser des vêtements sans nœuds, boutons ou fermetures éclair ; privilégiez les vêtements à scratch, faciles à mettre et à enlever.
- Bodies, pyjamas, chaussettes ou chaussons.
- Couches taille nouveau-né, lingettes pour bébé.
- Une couverture ou un nid d'ange pour la sortie de la maternité.
- Le siège-auto ou la poussette.
- Un dispositif de retenue pour enfant en voiture, adapté au nouveau-né : groupes 0 et 0+.
Quand aller à la maternité pour l'accouchement ?
Il peut être difficile de décider du moment exact pour se rendre à la maternité. L'important est de rester calme et de ne pas se précipiter.
S'il ne s'agit pas de votre premier bébé, et surtout si vos accouchements précédents ont été rapides, vous devrez vous rendre à la maternité dès les premières gênes, que vous reconnaîtrez grâce à vos expériences passées. Votre ventre se durcira uniformément, pendant environ une minute, de manière intermittente.
S'il s'agit de votre premier bébé, en général, tout ira un peu plus lentement. La phase initiale, celle des prodromes, prend souvent plus de temps, et se rendre trop tôt à la maternité peut s'avérer fastidieux. Rien de tel que d'être chez soi, d'alterner les positions confortables, de prendre un bain chaud (si vous n'avez pas rompu la poche), etc., à condition de ne pas être trop loin de la maternité.
Un accouchement débute spontanément lorsque les contractions sont rythmiques (elles ne cèdent pas au repos et augmentent progressivement en intensité, durée et fréquence) toutes les 5 minutes, pendant une heure complète.
Autres raisons de se rendre à la maternité même si les contractions rythmiques n'ont pas commencé :
-
La rupture de la poche des eaux, même sans contractions ; il faut savoir que la rupture de la membrane pose parfois question car il n'y a pas toujours un grand flux de liquide. Il arrive que survienne une fissure ou une micro-rupture qui fait couler le liquide très lentement et en petites quantités.
- Pour vérifier s'il s'agit de cela et non de pertes blanches abondantes ou de fuites urinaires (le liquide amniotique est inodore), mettez une serviette hygiénique et vérifiez si elle s'humidifie peu à peu et si la perte augmente avec les mouvements ou la toux. Quoi qu'il en soit, si la couleur n'est pas transparente, rendez-vous à la maternité dès que possible, sans urgence immédiate, pour écarter toute complication.
- Un saignement plus abondant que lors des règles. (À ne pas confondre avec de légères pertes, normales après un examen vaginal, ni avec l'expulsion du bouchon muqueux qui, comme mentionné précédemment, peut être glaireux et sanguinolent).
- Une diminution brutale ou l'absence de mouvements du bébé. Il est connu que la mobilité du bébé diminue progressivement à partir de la 32e semaine environ jusqu'à la fin de la grossesse. Cette baisse de mouvements de votre bébé s'explique par la diminution du liquide amniotique et de l'espace vital du bébé à mesure qu'il grandit. Cependant, il s'agit d'un signal d'alarme si vous percevez soudainement des mouvements très faibles ou s'ils disparaissent.
À quoi ressemblent les contractions ?
Les contractions peuvent être plus ou moins douloureuses. Bien qu'en général, la douleur soit un facteur qui accompagne les contractions : au début, il s'agit d'une gêne dans l'abdomen, qui peut irradier vers la zone lombaire basse, et à mesure que la dilatation progresse, elle devient plus intense et sévère, s'irradiant vers toute la zone lombaire et le sacrum. Chaque femme ressent la contraction différemment. Il est cependant fondamental de garder une attitude calme, détendue et collaborative, ce qui aidera à maintenir l'utérus également plus détendu et favorable à la dilatation. De plus, vous vous fatiguerez moins et respirerez mieux, ce qui permettra à votre bébé de bénéficier d'une meilleure oxygénation, un point essentiel pour lui en ces moments.
Que se passera-t-il à votre arrivée à la maternité ?
Lorsqu'une femme enceinte arrive à la maternité, selon le protocole de l'établissement, vous serez accueillie par la sage-femme ou le gynécologue, qui décideront après évaluation si vous êtes en travail ou non. Pour ce faire, la sage-femme ou le gynécologue procédera à un examen vaginal, évaluant la dilatation et l'état du col de l'utérus, la position du bébé dans le bassin, et même l'intégrité de la poche des eaux. De plus, un enregistrement cardiotocographique sera effectué pour surveiller la fréquence cardiaque de votre bébé et vos contractions, leur fréquence et leur intensité. À la suite de cette évaluation globale, ils décideront de votre admission ou d'un retour à votre domicile. À titre indicatif, il est recommandé d'être admise à la maternité lorsque les critères suivants sont réunis : dynamique utérine régulière, effacement cervical > 50% et une dilatation de 3-4 cm.
Créez votre Biberon ®
Phases de l'accouchement
Une fois l'accouchement lancé après les prodromes, celui-ci se divise en 3 périodes ou phases : Phase de dilatation, phase d'expulsion, phase de délivrance.
Première étape de l'accouchement, dilatation : définition et durée
Cette étape se divise elle-même en phase latente et phase active. La phase latente commence avec le début du travail et se caractérise par des contractions variables en intensité et en durée, accompagnées de l'effacement du col de l'utérus et d'une progression lente de la dilatation jusqu'à 2 ou 4 cm. La phase active se caractérise, quant à elle, par une augmentation de la régularité, de l'intensité et de la fréquence des contractions, ainsi qu'une progression rapide de la dilatation.
On a classiquement considéré que la durée de la dilatation était un facteur très important et déterminant pour la santé des mamans et de leurs bébés. Mais la durée de l'accouchement varie de femme à femme, elle est influencée par le nombre d'accouchements précédents et sa progression n'a pas à être linéaire.
Il n'est pas possible d'établir la durée de la phase latente de la dilatation en raison de la difficulté à déterminer le début du travail. Mais c'est possible pour la phase active de l'accouchement, laquelle est variable selon les femmes.
-
Primipares (première grossesse)
- La durée moyenne est de 8 heures.
- Il est improbable qu'elle dépasse 18 heures.
-
Multipares
- La durée moyenne est de 5 heures.
- Il est improbable qu'elle dépasse 12 heures.
Durant cette phase, les contractions sont généralement rythmiques, toutes les 2-3 minutes. Lorsque les contractions spontanées ne sont pas rythmiques, on administre souvent une perfusion d'ocytocine, car il est essentiel que la femme ait des contractions régulières pour favoriser la progression de l'accouchement.
Que faire lors de la phase de dilatation de l'accouchement ?
C'est le moment de mettre en pratique tout ce que vous avez appris lors des cours de préparation à l'accouchement. Il vous sera très utile d'utiliser des techniques de relaxation et de respiration. De plus, si vous en avez besoin, votre sage-femme est à votre disposition et sera ravie de vous donner les indications appropriées sur les positions les plus adaptées à votre cas pour favoriser le bon déroulement de l'accouchement.
Certains établissements interdisent actuellement toute ingestion de solides ou de liquides durant cette étape et jusqu'à la fin de l'accouchement. Cette interdiction repose sur l'éventualité d'une intervention sous anesthésie générale. C'est une procédure devenue obsolète si elle est appliquée sans exception. Cependant, cela dépend des protocoles établis par le service d'anesthésie et de réanimation de chaque maternité. Si vous souhaitez seulement rafraîchir votre bouche et vos lèvres sèches, vous pouvez demander une compresse imbibée d'eau, vous rincer la bouche ou vous brosser les dents. Pour les lèvres souvent gercées, vous pouvez utiliser de la vaseline.
S'il est possible de boire, ou même de manger, faites-le selon l'avancement de votre travail et toujours en concertation avec la sage-femme qui vous suit, et si cela est prévu par les protocoles. Il est recommandé de boire des liquides clairs (eau, jus sans pulpe, thé ou café, boissons isotoniques). Les boissons isotoniques sont les plus conseillées car, en plus de l'hydratation, elles fournissent de petites quantités de glucose et préviennent la cétose. Videz votre vessie, si possible spontanément (tant que vous n'avez pas de péridurale). Si les circonstances le permettent (sans restriction de mobilité), vous pouvez aller aux toilettes par vous-même, aidée par votre partenaire ou la sage-femme qui vous accompagne.
Répondez, dans la mesure du possible, à vos attentes concernant le soulagement de la douleur durant l'accouchement ; consultez votre sage-femme sur les options disponibles. Rappelez-vous également qu'il n'est pas nécessaire d'utiliser un lavement de manière systématique, ni d'être rasée.
Ne restez pas nécessairement couchée. Si vous le souhaitez et que la péridurale ne réduit pas la mobilité de vos membres inférieurs, vous pouvez demander à rester assise, à vous asseoir sur le ballon, à rester debout ou à marcher. C'est la sage-femme qui évaluera les circonstances concrètes de chaque moment et de chaque femme. L'objectif est que vous soyez le plus à l'aise possible, tout en assurant une dilatation favorable et la sécurité du bébé.
Deuxième étape de l'accouchement, expulsion : durée et que faire
La deuxième étape de l'accouchement ou période d'expulsion est celle qui s'écoule entre le moment où l'on atteint la dilatation complète et la naissance de votre bébé. Elle se subdivise en deux phases :
-
Période passive de l'expulsion
- Dilatation complète du col avant ou en l'absence de contractions involontaires (sensation de poussée).
- Les contractions utérines font descendre la tête du bébé le long du vagin.
- La durée normale chez les nullipares est de 2 heures au maximum, avec ou sans anesthésie péridurale.
- La durée normale chez les multipares est de 1 heure au maximum sans anesthésie péridurale et de 2 heures avec.
-
Période active de l'expulsion (lorsque l'un des points suivants est présent) :
- Contractions d'expulsion présentes en présence d'une dilatation complète.
- Le bébé est visible.
- Poussées maternelles en présence de dilatation complète avec absence de contractions d'expulsion.
- La durée normale chez les nullipares est de 1 heure au maximum sans péridurale et de 2 heures au maximum avec.
- La durée normale chez les multipares est de 1 heure au maximum, avec ou sans anesthésie péridurale.
Que faire lors de la phase d'expulsion de l'accouchement ?
Si vous n'avez pas de péridurale, ou si son effet et la situation le permettent, adoptez la position dans laquelle vous êtes la plus confortable, en évitant de rester allongée sur le dos. Les positions verticales (assise, debout, accroupie) ou latérales (couchée sur le côté) sont associées à des expulsions de plus courte durée. Les femmes qui adoptent la position à quatre pattes trouvent qu'elle est la plus confortable pour accoucher, et ont rapporté moins de douleurs lombaires et moins de douleurs périnéales après l'accouchement. Il est aussi conseillé d'appliquer des compresses chaudes sur le périnée pendant l'expulsion et d'éviter le massage périnéal durant la deuxième étape de l'accouchement.
Durant cette étape, la douleur peut augmenter en raison de la distension du périnée. Vous aurez une forte envie de pousser, provoquée par la compression des nerfs pelviens ; vous ressentirez sûrement un soulagement à chaque poussée. Si vous avez une analgésie péridurale, cette période est généralement plus longue : vous ne ressentirez pas de douleur mais une sensation de lourdeur ou de pression dans la zone périnéale. Il est très important de suivre toutes les instructions qui vous seront données (inspirations, poussées, respirations, relaxation, position correcte, etc.), toujours dans le but d'une issue la plus bénéfique possible tant pour vous que pour votre bébé.
L'épisiotomie ne doit pas être pratiquée systématiquement lors d'un accouchement vaginal, même chez les femmes ayant eu des déchirures du troisième ou quatrième degré lors d'accouchements précédents, et ne doit être réalisée qu'en cas de nécessité clinique, comme lors d'un accouchement instrumental.
Naissance du bébé
Après la naissance du bébé, le cordon ombilical sera ligaturé, de préférence après deux minutes ou lorsque le battement cesse. Votre bébé sera placé dans vos bras afin que vous le mainteniez en contact peau à peau sur votre poitrine nue. Il est important que les bébés en bonne santé maintiennent ce contact peau à peau avec leur mère de manière immédiate et ininterrompue dès le moment de la naissance et pendant une à deux heures. Si la mère le souhaite, elle peut commencer l'allaitement maternel le plus tôt possible.
Ainsi, on évitera la séparation de la mère et du bébé, au moins pendant la première heure, jusqu'à ce que la première tétée soit terminée. Si possible, ce contact doit être maintenu aussi longtemps que la mère et le bébé en ont besoin. On reportera les soins postnatals de routine du bébé, comme la pesée, l'administration de la pommade ophtalmique, la vitamine K, le vaccin contre l'hépatite, etc.
Troisième étape de l'accouchement, la délivrance
La troisième étape de l'accouchement est celle qui s'écoule entre la naissance et l'expulsion du placenta. Sa durée est considérée comme prolongée si elle n'est pas terminée dans les 30 minutes suivant la naissance du bébé avec une gestion active (administration d'ocytocine après la sortie du bébé) et 60 minutes avec la délivrance spontanée. Cette gestion active de la troisième étape de l'accouchement est réalisée car elle en raccourcit la durée. Elle diminue le risque d'hémorragie du post-partum et le besoin d'ocytocine thérapeutique. Mais la délivrance spontanée ou physiologique est une option si la femme le demande. Votre collaboration est également nécessaire à ce stade, pour les poussées ou la relaxation, selon les indications de votre sage-femme et ce qui convient afin que le placenta soit expulsé.
Que faire face à la douleur de l'accouchement ?
Lors d'un accouchement normal non induit par l'ocytocine, sans restriction de mobilité, dans un environnement favorisant où la mère se sent en sécurité et à l'aise, de nombreuses femmes peuvent supporter la douleur, grâce aux intervalles entre les contractions qui permettent de se reposer et aux analgésiques libérés par l'organisme. Actuellement, vous pourrez accéder aux différentes méthodes non pharmacologiques et pharmacologiques disponibles pour le soulagement de la douleur. Vous pouvez choisir une méthode ou plusieurs et changer de l'une à l'autre selon l'évolution de l'accouchement et l'intensité du soulagement que vous souhaitez obtenir à chaque instant. Pour prendre une décision informée concernant ces méthodes, il est conseillé de connaître les avantages et les inconvénients de chacune d'entre elles :
Méthodes non pharmacologiques
- L'immersion dans l'eau chaude diminue modérément la douleur, facilite la relaxation et réduit le recours à l'analgésie péridurale à condition qu'elle soit réalisée pendant la phase active de la première étape de l'accouchement (≥4 cm de dilatation), sans qu'il y ait d'effets indésirables sur la durée de l'accouchement, sur le taux de césariennes ni sur le bien-être du bébé.
- Le massage et le contact physique rassurant par la personne accompagnante soulagent la douleur et l'anxiété pendant la dilatation et l'expulsion, sans effets indésirables.
- L'utilisation de ballons de gymnastique peut faciliter l'adoption de postures confortables.
- Les techniques de relaxation et de respiration peuvent s'avérer utiles et ne produisent pas d'effets indésirables.
-
Les injections d'eau stérile sont utiles pour le soulagement de la douleur lombaire que certaines femmes
ressentent pendant les contractions, mais elles provoquent des picotements et une douleur intense momentanée.
Méthodes pharmacologiques
- L'inhalation de protoxyde d'azote procure un soulagement modéré de la douleur que beaucoup de femmes considèrent comme suffisant. Cependant, elle peut provoquer des nausées, des vomissements et un léger étourdissement qui disparaissent dès que l'on interrompt l'inhalation.
- Les opioïdes intraveineux et intramusculaires ont un effet analgésique limité et peuvent provoquer des nausées et des vomissements. En endormant le bébé, ils pourraient entraîner une dépression respiratoire et interférer avec l'allaitement maternel.
- L'analgésie péridurale est une technique invasive, c'est pourquoi la femme doit être informée sur ses bienfaits, risques et implications sur l'accouchement :
Analgésie péridurale
C'est un traitement pour la douleur très utilisé dans différentes interventions médicales, mais surtout pour l'accouchement. Elle ne vous sera pas administrée avant que vous ayez été examinée et qu'il soit constaté qu'à priori, il n'existe aucune contre-indication à son application. Rappelez-vous qu'il est important d'avoir signé le consentement approprié avant l'hospitalisation.
Bienfaits de l'analgésie péridurale
- C'est la méthode qui procure le soulagement le plus efficace de la douleur.
- L'analgésie péridurale à faible dose permet la déambulation.
Risques de l'analgésie péridurale
- Hypotension maternelle et perte conséquente du bien-être fœtal, qui est traitée par une réhydratation par voie intraveineuse et des médicaments vasoactifs.
- Fièvre intrapartum qui pose des problèmes de diagnostic avec d'autres causes de fièvre et peut obliger à soumettre la mère et le bébé à des examens.
- Difficulté à la miction et rétention urinaire qui doit être traitée par des sondages vésicaux répétés.
- Restriction de la mobilité, incapacité ou difficulté à la déambulation, sensation de jambes endormies ou absence totale de sensations.
- Elle est associée à une phase d'expulsion plus prolongée et à un risque plus élevé d'avoir besoin d'aide pour l'accouchement par forceps, ventouse ou spatules.
- D'autre part, l'analgésie péridurale n'est pas associée à une dilatation plus prolongée ni à des taux de césarienne plus élevés. Elle n'est pas non plus associée à des douleurs dorsales à long terme.
Contre-indications à l'anesthésie péridurale
- Tatouages couvrant la zone de ponction.
- Troubles de la coagulation et traitement anticoagulant.
- Infection locale (lieu de la ponction) ou générale.
- Éclampsie.
- Hémorragie sévère ou état de choc.
-
Accouchement très avancé ou apparition de complications exigeant sa fin rapide.
- Avec des dilatations très avancées (8-9 centimètres), elle n'est pas indiquée car la possibilité de complications dépasse les bénéfices potentiels, en ajoutant de plus que, dans ces circonstances, son efficacité est très faible.
Soins du bébé après la naissance.
Après la naissance, les bébés se trouvent dans un état très spécial où ils sont éveillés, attentifs à ce qui se passe autour, les yeux ouverts, le sens de l'odorat très aiguisé et les réflexes actifs. Il est important de savoir que ce moment dure à peine deux heures et de le vivre pleinement. Ce premier contact où le bébé et sa mère se regardent, se touchent et se sentent est une expérience inoubliable.
Vous et votre bébé resterez en contact peau à peau, pris en charge par la sage-femme, qui s'intéressera à votre état général, à ses constantes (tension, pouls et température) et au maintien d'une contraction utérine adéquate, en surveillant le processus d'adaptation du nouveau-né.
Le contact peau à peau aide les bébés à s'adapter à la vie extra-utérine et à maintenir leur température. De plus, il diminue le temps de pleurs, (pourquoi votre bébé pleure-t-il ?), renforce le lien entre la mère et le bébé, s'avère très agréable pour les deux et facilite la mise en place de l'allaitement maternel, car le bébé cherche et trouve instinctivement le mamelon, s'y accroche spontanément et commence la première tétée. Cet attachement spontané après la naissance est lié à des allaitements plus faciles et de plus longue durée. Guide de l'allaitement maternel, les premiers jours.
La sage-femme vous aidera pour la première tétée si vous souhaitez allaiter. Si dans votre cas vous ne souhaitez pas allaiter votre bébé, vous ne devez pas vous priver des autres bienfaits du contact peau à peau, qui sera réalisé de la même manière. Il est possible, si vous le préférez, d'éviter que le bébé atteigne le mamelon et tète, ou de lui permettre cette première succion sans continuer par la suite avec d'autres tétées.
Conclusion guide de l'accouchement, quand aller à l'hôpital
Une fois que l'accouchement a eu lieu, une nouvelle étape commence à laquelle votre partenaire et vous devrez vous adapter. Chaque cas est différent et entraîne toujours un apprentissage continu pour cette nouvelle étape. Mais, surtout, rappelez-vous qu'en Espagne, nous avons des professionnels admirés au niveau international ; faites confiance à votre sage-femme et à votre gynécologue, car elles veulent le meilleur pour vous et votre bébé. Et félicitations par avance ! Nous espérons que cet article avec le guide de l'accouchement, quand aller à l'hôpital vous a aidé. De plus, nous vous laissons ici la dernière mise à jour du congé de maternité et de paternité.
Concevez votre Biberon ®